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- 5 : 17ème et 18ème siècle : une image qui se précise et se durcit - 5.6 : L’administration de la paroisse en 1769
Annecy-le-Vieux

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Fermer 1 : La terre et les hommes

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Fermer 5 : 17ème et 18ème siècle : une image qui se précise et se durcit

Fermer 6 : La Révolution et l'Empire (1792-1815)

Fermer 7 : La Restauration Sarde (1815-1860)

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5 : 17ème et 18ème siècle : une image qui se précise et se durcit - 5.6 : L’administration de la paroisse en 1769
Le 21 janvier 1769, Monseigneur Jean-Pierre Biord vient visiter la paroisse Saint-Laurent dont le recteur est le chanoine Morand et le vicaire l’abbé Vulliez. La visite mobilise quatorze personnes dont deux chanoines, le comte de Menthon, le syndic Duparc qui, toutes, signeront le procès verbal[1].
La paroisse compte 160 « feux », 850 habitants, 500 « communiants » (à Pâques). Les desservants doivent célébrer une grand messe et une messe basse, les offices de la semaine sainte, donner les bénédictions pendant l’octave de la Fête-Dieu, administrer les sacrements, faire le catéchisme tous les dimanches par « interrogats ». la première messe a lieu à six heures l’été et à sept heures et demi l’hiver. Le recteur doit fournir le luminaire du maître-autel. Les desservants ne sont pas obligés de chanter les vêpres, mais Monseigneur les exhorte à le faire.
Les biens de la paroisse comprennent le presbytère, un jardin, un verger, une vigne de 34 fossorées au : Clos des Chapelaines, une de 14 fossorées au Clos Laydernier (près de Frontenex) et deux prés.
Le curé perçoit de chaque « faisant feu » un demi-quart de froment pour la « prémice », plus six deniers à Pâques pour le « regrat ». Pour un mariage, il perçoit vingt-quatre sols ; lors d’un baptême un sol pour le registre outre l’offrande pour la bénédiction des femmes relevée de la couche ; pour la sépulture d’un « communiant », huit livres et huit sols outre le luminaire et le drap sur la bière ; en contrepartie, il célèbre trois messes[2].
Le produit de la « boîte des âmes » rémunère une grand-messe pour les trépassés le mercredi de chaque quatre-temps.
La lampe de l’église est « entretenue ardente » devant le Saint-Sacrement grâce aux offrandes que font les paroissiens chaque fois qu’ils offrent le pain bénit ; Monseigneur accorde quarante jours d’indulgence à ceux qui remplaceront les défaillants.
Le marguillier est tenu de sonner tous les offices et l’angélus ; il reçoit en échange la « cueillette » que chaque paroissien lui donne au temps de la moisson, ainsi qu’une cueillette de chanvre pour les cordes des cloches. Le recteur doit lui donner à déjeuner, à dîner et à souper les jours solennels, à déjeuner et à dîner les dimanches ordinaires.
Les « clercs d’eau bénite » reçoivent la cueillette de pain lorsqu’ils apportent l’eau bénite lors de la bénédiction des maisons.
 
Il existe deux confréries, du Saint-Sacrement et du Rosaire, qui sont tenues de fournir le luminaire pour leurs offices.
Pour compléter ce tour d’horizon des problèmes d’administration ecclésiastique, l’évêque passe en revue l’état des dîmes de la paroisse, les réparations à faire aux bâtiments religieux et le patronage des chapelles.


[1] ADHS, IG 130
[2] Une livre = 20 sols de 12 deniers.

Date de création : 03/03/2010 @ 15:06
Dernière modification : 03/03/2010 @ 15:06
Catégorie : 5 : 17ème et 18ème siècle : une image qui se précise et se durcit


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